Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Campagnes nippones conclues? Check. Illustration de Z.W. Gu.

Ces derniers temps, les tables de rencontre aléatoire dédiées à la France de Rifts sont surreprésentées sur ce blog. En cause: mon appel à contribution auprès des lecteur·trices de ce blog et des forumistes de CasusNO, ainsi que mon envie croissante de mener une mini-campagne française (voire clermontoise en fait). J'ai reçu beaucoup de matière — j'ai compté huit contributeurs, c'est plus qu'honnête — et j'ai fini de tout éditer et publier. Après, je ne suis pas à l'abri d'un nouvel arrivage (et tant mieux).

Pour le reste, j'aimerais avancer sur les rubriques suivantes "Imaginaire local & imaginaire global" et "Rigolons avec les magos", deux sujets qui m'intéressent au plus haut point (surtout le premier). J'aimerais aussi décrypter les couv's de Rifts Mercenaries et Rifts Sourcebook One, toutes deux de Kevin Long. Raconter la suite de notre campagne australienne en cours serait pas mal non plus... Et, de façon générale, boucler les compte-rendus des parties déjà jouées serait appréciable et apprécié (par certain·es lecteur·trices de ce blog).

Côté background "maison", je suis beaucoup moins inspiré qu'aux premiers temps (héroïques) de ce blog. Dit autrement, j'ai moins envie de refaire la peinture. L'idée c'est plutôt de m'en tenir au background officiel et de remplir les (innombrables) blancs. De toute façon, quand je masterise, mes joueur·euses ne s'intéressent ABSOLUMENT PAS aux détails du décor. En conséquence, je n'ai aucun besoin d'avoir une toile de fond hyper-détaillée. Mes joueur·euses ne s'y intéressent pas car, pour eux·elles, Rifts c'est avant tout du grand n'importe quoi: un univers où on peut tout trouver, tout jouer, tout rencontrer. Essayer de leur faire croire qu'il y a une élaboration socio-culturelle très aboutie dans le Méga-univers n'a aucun sens. On n'est pas dans Glorantha ou les Terres du Milieu.

Cependant, je reste ouvert à l'inspiration. Des réécritures — qui n'en sont pas vraiment, le background officiel étant super léger — comme celles que j'ai pu faire pour la NDR ou l'État Libre du Québec me bottent au plus haut point. Et j'espère que d'autres parties de la Terre des Rifts et du Méga-univers m'inspireront tout autant. J'aimerais notamment trouver un angle d'approche pour le Canada anglophone (je pense à l'Ontario en particulier), une approche différente de celle de l'État Libre du Québec.

Hum... En fait, il y a un point de background sur lequel j'ai TRÈS envie de revenir, c'est le blocus imposé par les puissances orbitales à la Terre des Rifts (After the Bomb Book 6: Mutants in Orbit). En cause ma lecture récente de Câblé de Walter Jon Williams. J'y ai retrouvé toutes les références des jeux de rôle cyberpunks de ma jeunesse. Toutes. Et j'ai bien bloqué sur les mégacorpos orbitales du roman. Dans Rifts, il y a des mégacorpos ET des Orbitaux et je me demande si il n'y aurait pas moyen de... J'y reviendrai.

Côté règles "maison", j'ai un peu pris conscience que 1/ il me faut des règles très simples 2/ le Megaversal ne me convient pas, pour tout un tas de raisons 3/ je suis incapable de me fixer longtemps sur un système de jeu spécifique 4/ je veux restituer les spécificités de Rifts dans les règles que j'utilise: niveaux, classes et/ou races jouables, personnages super-héroïques, méga-dégâts, Nexus et lignes ley, pouvoirs et technologies "puissantes" — j'en oublie? —, et 5/ en réalité, je m'en fous des règles: je veux juste jouer. Partant de ce constat, je me fais à l'idée que je ne vais pas créer, tout seul dans mon coin, le SUPER système de règles que Rifts aurait mérité. Je vais donc continuer à bricoler... et résister à la tentation de vous parler des dits-bricolages quand ils ne sont pas exportables en dehors de mes parties. Je reste sur du d20 pour l'instant, même si je suis toujours tenté d'expérimenter un truc à trois dés variables (d4, d6, d8...) cumulés (un dé pour l'Attribut, un dé pour la compétence/talent/capacité, un dé pour le matériel/pouvoir).

Côté vignettes, j'en mets beaucoup moins. Depuis quelques temps, c'est devenu assez rare que je tombe sur une illustration qui me donne envie d'écrire un post la mettant en lien avec un aspect de Rifts. La vibe graphique reviendra peut-être. Ou pas. Pour moi, Rifts est un univers très visuel, qui gagne à être illustré avec des peintures, des dessins et des photos qui tabassent les mirettes. Mes mirettes. Quand, ces dernières semaines, des lecteur·trices de ce blog et des forumistes de CasusNO m'ont soumis des tables de rencontre aléatoire, un de mes grands plaisirs était de trouver les images qui allaient les illustrer.

"Alors l'Australie de RIFTS, c'était comment?" "Heu... Sympa mais un peu rude." Photo extraite de "Mad Max: Fury Road".

Côté parties présentes et futures, je viens de boucler deux campagnes japonaises: Iwo Jima et Hiroshima 2. Et ma campagne australienne tire à sa fin. J'adore ces settings, vraiment. Notamment le Japon de Rifts: j'en suis à trois mini-campagnes jouées et il n'est pas impossible que j'y revienne un de ces quatre. L'influence pernicieuse des mangas et animes. Quant à l'Australie... Comment dire? Deux mots seulement: Mad Max. Mad Max plus les Grands Anciens, des hommes-marsupiaux, des crocodiles et requins géants, des sorciers aborigènes... Ça envoie du lourd: goûtez-y.

Pour la suite, j'ai très très envie de masteriser une campagne en Antarctique. Le supplément dédié n'étant pas encore sorti (officiellement: "cet automne ou cet hiver", en réalité: dans 4d6 mois), je vais devoir prendre mon mal en patience. Mais les éléments de Rifts Antarctica Raw Preview  m'ont bien mis en appétit.

En attendant l'Antarctique, ce sera, à priori, une campagne auvergnate: Nemessos. Histoire de rentabiliser les douze tables de rencontre aléatoire postées entre Bourges et Clermont sur ce blog. Oui: douze. Même pas besoin de préparer un scénario.

J'ai toujours été assez réfractaire au fait de mener ou jouer dans un environnement trop familier — j'habite près de Clermont-Ferrand — mais là j'ai tellement de matériel sous la main que ça devient très tentant de m'en servir pour une mini-campagne façon "bac à sable". Et je bave rien qu'à l'idée des concepts de PJ "français" que mes joueur·euses sont susceptibles de choisir: techno-mousquetaire, joueur·euse de rugby, Néo-Arverne (héros, ambact, soldure, barde, druide, devin, forgeron... relisez les Rois du mondeLégendes Celtiques, voire même Rifts World Book 3: England!), moine-soldat néo-catholique, golem pneumatique, néo-paladin carolingien... Oui, ça fait beaucoup de "néo-quelque chose" mais je rappelle qu'il s'agit d'un univers post-post-apo donc...

Sur la forme (mais aussi le fond), j'essaye de systématiser l'écriture inclusive dans mes post, de tout décliner au féminin à côté du masculin. Et c'est super galère. Super galère et super intéressant. En pratique, j'oublie plein de mots et chaque écrit me prend plus de temps qu'avant, le pire étant les tables de rencontre aléatoire. Pour beaucoup de lecteurs·trices, ça doit rendre la lecture du blog plus compliquée. Je m'en rends bien compte. Je me rends compte aussi que ce n'est qu'une solution passagère, un pis-aller, et qu'on se dirige lentement vers une autre façon d'écrire (de parler?) la langue française, une langue que j'aime beaucoup soit dit en passant. Donc, oui,  l'écriture inclusive c'est galère mais de là à revenir en arrière...

En usant de "Alt+0183", je me suis rendu compte à quel point la grammaire conventionnelle du français depuis quelques siècles rend les femmes  inexistantes, invisibles, absentes... On met tout au masculin — soit disant "neutre" — sans réfléchir, sans se rendre compte que ça gomme la moitié de l'humanité. En me servant de l'écriture inclusive, je me suis rendu compte que, justement, ça rendait visible cette moitié, que ce que j'écrivais montrait tout autre chose que l'écriture au seul masculin. Si j'y allais à fond, je pourrais faire comme Le Grümph et tout mettre au féminin — ça a du sens, c'est clairement militant — mais je n'en suis pas encore là (et lui a des filles, moi un garçon ;)). Donc, pour l'instant, je vais essayer de me tenir à cette écriture, en attendant de voir comment tout ça évolue, la société, la langue et moi. Et je vais continuer à mettre des midinettes dans les illustrations parce que, quand même, faut pas déconner. Oui: je suis schizophrène.

Et sinon j'ai toujours envie. De faire ce blog je veux dire. De la même façon que j'ai toujours envie de masteriser du Rifts. Par contre, après plusieurs années à ne masteriser QUE du Rifts, je me surprends à avoir envie de maîtriser des parties d'autres jeux sur des one-shots: Dread, certains scénarios de Lamentations of the Flame Princess (mais sans les règles de LotFP!), Les Schtroumpfs ou toute autre adaptation bédéistique franco-belge (Tintin?)... Le mot important dans tout ça c'est "l'envie", c'est ce qui motive ce blog.

Ludiquement.

"Alors l'Auvergne de RIFTS, c'était comment?" "Heu... Authentique. Je dirais authentique. Et un peu rustique aussi." Illustration de Pat Mills (de la BD "Sláine").
Tag(s) : #MON BLOG, #Z.W. GU ART, #FAN SERVICE, #SOCIÉTÉ, #PAT MILLS ART, #PHILIPPE GAUCKLER ART
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :