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Artiste inconnu·e.

Aujourd'hui, je voudrais vous parler du Mal dans Rifts. Oui: du Mal avec un "M" majuscule. Dans Rifts, il y a des gros·ses gros·ses méchant·es et, parmi ces gros·ses gros·ses méchant·es, il y en a dont la nature est intrinsèquement maléfique. Ou tellement étrangère que ça les rend de facto maléfiques. Genre très très maléfiques! Fini de rire.

Aujourd'hui, je vais vous parler des Démon·es. 

Ce ne sont pas les seules entités surnaturelles maléfiques et/ou dangereuses de Rifts — il faut aussi compter avec les Grand·es Ancien·nes, les mort·es-vivant·es, les Élémentaires, les divinités, les titanides, les entités primordiales... — mais les  Démon·es constituent l'un des très gros morceaux du camp du Mal dans le Méga-univers (suivi de près par les aspirants maîtres du monde: Karl Prosek, Lord Dunscon, ARCHIE 3...).

Reprenons. 22 décembre 2098: éruption des lignes ley, Grand Cataclysme, ouverture des Rifts. Des milliards d'êtres humains vont mourir. Celles et ceux qui vont échapper aux catastrophes naturelles, surnaturelles, au froid, aux flammes, à la soif, à la faim, à la maladie, au désespoir, aux pillages et autres violences "ordinaires" vont être victimes des prédateur·trices surnaturel·les vomi·es par les Rifts. "Where two or more lines meet, tears in space and time appear occur. From these Rifts emerge strange, alien beings. Some seem as mortal, scared and confused as you.  Others are demons from the very pits of hell." (page 9, Rifts Ultimate Edition)

Et près de trois siècles après le Grand Cataclysme, ces "prédateur·trices surnaturel·les vomi·es par les Rifts" sont toujours là.

Des Démon·es, vous en avez plein dans la gamme: Rifts Conversion Book OneRifts Dimension Book One: Wormwood, Rifts Dark ConversionsRifts World Book 18: Mystic RussiaRifts Dimension Book 10: Hades – Pits of HellRifts Dimension Book 11: Dyval – Hell Unleashed... Plein je vous dis.

Artiste inconnu·e.

Dans Rifts, le·la Démon·e est une allégorie de la pulsion de mort freudienne. Si si, je vous jure. Une allégorie ou, plutôt, une incarnation, une incarnation "pour de vrai": faite chair.

Les démon·es de Rifts détruisent. C'est plus fort qu'eux·elles. Ils·elles ravagent, massacrent, incendient, génocident, dévorent, anéantissent, éviscèrent, assassinent... Comme Rifts se veut un jeu de rôle "correct" (Warning! Violence and the Supernatural...), ils·elles se contentent généralement de tuer et de manger les gens. En poussant des rires démoniaques, à l'extrême rigueur. Pour le reste, on suppose que c'est gore et vicieux mais on en sait pas beaucoup plus.

Mouais... J'ai vu des films d'Épouvante moi, monsieur! Et le·la Démon·e PG-13 je dis non! Si certain·es vont se contenter de tuer — ce qui est déjà très emmerdant pour leurs victimes, certes —, d'autres vont rajouter quelques couches supplémentaires dans l'horreur: torture physique et psychique, viol, avilissement, aliénation, transformation... Car les démon·es de Rifts vont avoir à cœur de faire souffrir. Beaucoup.

Pourquoi font-ils·elles ça? Mais parce qu'ils·elles sont méchant·es! C'est ce que je disais au début: la pulsion de mort. C'est plus fort qu'eux. Un·e Démon·e est mauvais·e, intrinsèquement mauvais·e. Sa pensée est totalement orientée vers la destruction, la mort et la violence.

Un peu comme des psychotiques en fait. À la différence près — et une différence fondamentale! — c'est que le psychotique subit un univers mental envahi par "la destruction, la mort et la violence". Le·la Démon·e ne subit pas: il est moteur. C'est lui·elle qui amène "la destruction, la mort et la violence". Là où les psychotiques vont être envahi·es par la peur, les Démon·es sont possédé·es par l'envie. De faire du mal en l'occurrence. Mais le parallèle entre les psychotiques et les Démon·es c'est surtout pour montrer qu'il y a chez ces dernier·ères quelque chose qui relève de la folie la plus pure... 

On peut presque considérer les Démon·es comme des purs esprits mécaniques, des machines, programmées pour faire le mal. Les modes opératoires pour ce faire vont être divers et variés — il y des grosses différences de méthode entre un Baal-Rog et une Succube, par exemple — mais, sur le fond, c'est pareil: ils·elles veulent détruire, de façon plus ou moins rapide. Et si on continue dans cette veine psychanalytique, je me demande même si les Démon·es éprouvent le moindre plaisir à faire souffrir. Un peu comme un drogué qui prend sa dose (de tabac, d'alcool, de gras, de sucre...) et éprouve un bref contentement, plutôt vide et morbide, qui laissera vite la place à un nouvel impératif du corps et de l'âme pour obtenir une nouvelle dose. À cette question de savoir si ils éprouvent du plaisir à faire souffrir, je vous laisse le choix de la réponse. C'est quoi pour vous le plus terrifiant? Un être qui se réjouit des souffrances qu'il inflige? Ou un être perpétuellement insatisfait des souffrances qu'il inflige?

Avec les Démon·es de Rifts, il ne faut surtout pas chercher à conceptualiser un Mal immanent et indicible. Non non, surtout pas: il·elles sont juste très méchant·es et ils aiment faire souffrir. Point à la ligne.

Et chaque MJ devrait les jouer comme ça...

Méga-méchant! Illustration de Wayne Reynolds.
Tag(s) : #DARK CONVERSIONS, #EMILIS EMKA ART, #FAN SERVICE, #LES VISAGES DU MAL, #WAYNE REYNOLDS ART
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