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En 2112, il n'y a pas que des poissons dans le Pacifique. Photo (ou affiche) du film "Fog" (1980).

Fog est loin d'être mon film préféré dans toute la filmographie de Big John, et c'est peu de le dire. Je ne l'ai vu qu'une fois et je l'avais trouvé franchement moyen. Suffisamment pour ne jamais tenter un deuxième visionnage. Pourquoi je vous en parle alors? Parce que ce film parle d'une petite ville du nord de la Californie envahie par un brouillard surnaturel dissimulant des fantômes revanchards et meurtriers. Or, toujours dans le nord de la Californie, il y a San Francisco. San Francisco et son climat si particulier avec une centaine de jours de brouillard par an... Vous voyez où je veux en venir?

Prenez la San Francisco de la Terre du Verseau, pour mon hack de Rifts (Falling Sky). En 2112, les conditions climatiques n'ont guère changé et la cité est encore régulièrement envahie par la brume, notamment les quartiers ouest au bord de l'océan. Tiens, tiens... 

Dans un précédent post, je vous racontais que les différents quartiers de la San Francisco post-apocalyptique de Falling Sky étaient autant de settings différents pour caser des scénarios de jeu de rôle. Chaque quartier — pour peu qu'il soit habité — abrite une petite communauté avec ses us et coutumes ô combien spécifiques. En plus de Chinatown, avec ses sociétés secrètes et ses sorciers millénaires, j'avais donné comme exemples "une forêt anthropophage au Golden Gate Park, un port de pirates à Fisherman's Wharf, un autre de pêcheurs à Marina District, un culte au Grand Cthulhu (ou au Seigneur des Profondeurs) à Alcatraz, une base de Prospecteurs (pour aller piller les merveilles technologiques de la Silicon Valley toute proche) à Outer Mission". Et, effectivement, je pourrais m'amuser à imaginer des dangers singuliers pour chaque partie de la ville. C'est sympa la singularité. Mais on peut aussi imaginer que les différentes parties de San Francisco ont aussi des points communs. Des points communs qui — ne nous mentons pas... — vont constituer d'autres dangers, et des défis à relever pour d'éventuels PJ.

C'est là que l'on revient à ce fameux brouillard franciscanais et à Fog. Et si ce brouillard dissimulait des créatures horrifiques? L'idée me botte tout particulièrement. Option 1: le brouillard est naturel et les créatures en profitent pour "aller en ville" tuer/manger/enlever/terroriser/posséder/etc. l'autochtone. Il suffit alors de se réfugier dans un lieu clos, à l'abri du brouillard, pour que ces créatures vous évitent. Option 2: le brouillard est surnaturel, comme dans le film de Carpenter et son remake. Il peut avancer contre le vent, pénétrer dans les véhicules, les bâtiments... Et les créatures avec lui. Personne n'est à l'abri.

Les deux options me plaisent autant l'une que l'autre. Qui sont ces créatures? Aucune idée. Et connaître leur identité nuirait fortement à leur impact horrifique! Dans tous les cas, les habitants de San Francisco vivent avec cette menace permanente et, lorsque le brouillard se lève, tout le monde s'enferme chez soi en priant que les êtres de la brume ne s'arrêtent pas devant leur porte... Conséquence immédiate: les quartiers ouest, ceux où la brume est la plus fréquente, sont beaucoup moins habités que les quartiers est. Vous pouvez aussi remplacer ces créatures par des phénomènes mystérieux, des apparitions étranges, des disparitions inexpliquées...

Je vais peut-être me remater le film de Carpenter en fait...

Brouillard sur San Francisco en 2112. Illustration de Ricardo Guimaraes.

 

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