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Avec le déménagement approchant, j'ai été particulièrement raisonnable cet été dans mes achats rôlistiques, et livresques en général.

J'ai, notamment, commandé directement chez Palladium Books, chose assez rare à cause de leurs frais de port prohibitifs. Mais deux ouvrages que je voulais étaient introuvables en dehors d'une commande directe chez eux. Or mon colis n'est jamais arrivé, s'étant perdu dans les méandres de la poste US! Je les ai contactés (Palladium Books), leur expliquant mon souci (mon désespoir!), et, ni une ni deux, ils m'ont renvoyé un second colis, sans frais supplémentaire mais avec une illustration de Chuck Walton et un petit mot sympa de Kevin Siembieda, s'excusant de la gêne occasionnée (alors qu'ils n'y étaient pour rien). Cool.

 

Splicers est un JdR de Palladium Books qui a connu un succès... Heu, comment dire ça... Le jeu n'a même pas sa fiche du Grog. Et, aux USA, il n'a pas remporté l'adhésion des foules, loin de là. Et je comprends pourquoi.

Les règles sont celles de RIFTS, avec les Méga-dégâts. Le background c'est un univers S-F où les humains luttent désespérément contre des machines tueuses. Tous les métaux ayant été contaminés par un nano-virus psychopathe, ces mêmes humains doivent recourir à une bio-technologie futuriste pour lutter à armes égales contre les machines. Tous leurs outils, objets, équipements sont issues de matières vivantes. Mieux: certains de ces outils/objets/équipements SONT vivants. Un peu comme Animonde? Heu... Pas vraiment.

Et ça se passe où? Aucune idée: pas de carte, pas de chronologie, pas de réelle description du monde... Le background est plus que flou et, à la lecture, on a l'impression, justifiée ou pas, que le jeu est très porté sur la baston et sur... Ben, c'est tout. En fait, Splicers ne donne vraiment pas envie de jouer et je serais bien en peine d'y imaginer le moindre scénario...

Sorti en 2006, Splicers n'a connu aucun supplément en douze ans. Le gadin. Jusqu'à cet été. Sur plusieurs numéros de The Rifter, Palladium Books a publié une mini-campagne pour ce jeu, avec plein de machines tueuses dedans et de bio-armures qui tabassent: I Am Legion. Puis les gars de Palladium Books se sont rendus compte qu'en mettant bout à bout les différentes parties de I Am Legion publiées dans The Rifter ils avaient de quoi faire un gros supplément.

C'est fait: Splicers: I Am Legion Adventure Sourcebook, un bien bel ouvrage de 256 pages. Je n'y jouerai jamais mais ça peut toujours servir pour RIFTS. Dans mon RIFTS à moi, j'ai refilé aux Épiméthéens de Mu la bio-technologie des humains de Splicers. Quant aux machines tueuses, leurs caracs peuvent servir pour les Mechanoids (Rifts Sourcebook 2: The Mechanoids), ARCHIE 3 (Rifts Sourcebook One) ou toute autre menace métallique et très très méchante.

 

Je me demande à quel point Palladium Books a du mal à joindre les deux bouts. Depuis quelques temps, l'entreprise publie des suppléments inachevés, c'est-à-dire des ouvrages avec peu ou pas d'illustrations, qui n'ont pas encore tous les textes de l'ouvrage final et/ou dont les dits-textes seront revus et corrigés par la suite. Bref, des ouvrages qui ne sont pas encore prêts à être édités. Ils les appellent "Raw Preview Edition". Des manuscrits en quelque sorte.

Ils ont sorti des "Raw Preview Edition" pour Rifts Dimension Book 15: Secrets of the Atlanteans et Rifts World Book 36: Sovietski. Ces deux ouvrages ayant été publiés "pour de vrai" par la suite, ma peur initiale que ces Raw Preview Edition soient des enterrements prématurés de suppléments en devenir s'est révélée injustifiée. Pour l'instant.

Si j'avais fait l'impasse sur les Raw Preview Edition pour Rifts Dimension Book 15: Secrets of the Atlanteans et Rifts World Book 36: Sovietski, j'ai faibli pour les deux dernières: Surviving Chaos Earth et Rifts Antarctica. Et je ne regrette pas.

Surviving Chaos Earth comprend en fait deux Raw Preview Edition: celles de Rifts Chaos Earth: First Responders et Rifts Chaos Earth: Psychic Scream. Comme leur nom l'indique, ce sont des suppléments pour Rifts Chaos Earth, le jeu de rôle apocalyptique où les PJ essayent de sauver le plus de monde possible PENDANT le Grand Cataclysme de 2098 (et dans les jours/semaines/mois qui suivent). Bref, c'est RIFTS avant RIFTS. Rifts Chaos Earth: First Responders est consacré aux NEMA, l'organisation militaire, chargée de secourir les braves citoyens nord-américains, à laquelle appartiennent les PJ. Rifts Chaos Earth: Psychic Scream est consacré aux pouvoirs psioniques qui étaient absents du livre de base (alors qu'il y avait une OCC qui leur était dédiée: NEMA Demon & Witch Hunter...).

Mais c'est surtout Rifts Antarctica que j'attendais avec une certaine impatience. Un Rifts World Book: Antarctica avait été annoncé pour la première fois dans The Rifter #10 en avril 2000 avant de faire office de serpent de mer jusqu'en 2018. Ben, à priori, il est bien parti pour être publié pour de vrai, avec un retard de 18 ans et plus. Bravo Kevin!

La Raw Preview Edition de Rifts Antarctica fait plus que le job -- j'ai adoré! -- et j'attends maintenant l'ouvrage fini avec une certaine impatience. L'Antarctique fait partie de ces contrées qui titillent mon imaginaire avec force. Je pense bien sûr à The Thing, mon film de Big John préféré (et l'un de mes films préférés en fait!). Je pense aussi aux Montagnes hallucinées de H.P. Lovecraft, mon histoire préférée du reclus de Providence. Et puis un continent avec une calotte glaciaire de plusieurs milliers de mètres de haut et des vents à 200 kmh et plus, ça interpelle mon âme perverse de MJ...

Au programme: bases scientifiques isolées, sorcières des glaces, icebergs démoniaques, mammouths, dragon blanc... C'est du bon gros RIFTS comme j'aime, avec de la matière pour une foultitude de déviations imaginaires et de développements improbables. C'est aussi du RIFTS très classique avec nouveaux monstres, nouveaux D-Bees, nouveaux flingues, nouveaux véhicules, nouveaux sortilèges... Et plein de Méga-dégâts. J'ai vraiment hâte d'avoir le bouquin achevé entre mes mains avides. Et j'espère qu'ils vont ajouter plein de pages en plus avec la même qualité et le même délire.

 

L'acquisition du Monster Manual pour D&D5 était totalement accessoire mais une collection n'a rien de rationnel comme processus mental...

J'aime vraiment beaucoup la cinquième édition de D&D. Là où Pathfinder et D&D4 m'intimident -- et me rebutent un peu -- par leur complexité apparente, j'apprécie vraiment le souci de simplicité qui transparaît à la lecture, et à l'usage!, de D&D5. Tout est fait pour jouer rapidement, facilement, sans s'encombrer de pages et de pages de dons et de talents divers et variés qui, si ils amènent de la profondeur au niveau tactique, ralentissent notablement les parties et, notamment, les combats. Bon, ceci dit, les combats avec les vraies règles de RIFTS sont très ralentis eux-aussi . Et pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la profondeur tactique...

Bref, je me suis procuré le Monster Manual pour D&D5, un ouvrage tout à fait susceptible de me servir si je continue sur ma lancée de D&Difier mes règles maison de RIFTS.

 

 

Chill a, pendant très longtemps, constitué l'alternative "laïque" à L'Appel de Cthulhu. Du moins pour les vieux clous comme moi qui ont découvert le JdR dans les années 80-90.

Les joueurs y interprètent des agents de la SAVE, une société secrète vouée à la protection de l'Humanité contre les menaces, innombrables, surgies d'une dimension parallèle mais néanmoins maléfique: l'Inconnu. Les dites menaces correspondent au bestiaire classique de l'Horreur occidentale: sorcières, vampires, garous, démons, zombies... Chill est un jeu "à missions", ce qui enlève pas mal de boulot au MJ et lui permet de balancer ses joueurs dans le feu de l'action assez rapidement. Le système de jeu n'a quasiment pas changé en trois éditions. C'est du d100 classique et plutôt bien fichu.

Je me suis offert le livre de base de la troisième édition (les deux premières ornent déjà mes étagères depuis des lustres). En VF. De la bonne came, les auteurs ayant fait en sorte de conserver l'ancien système tout en le peaufinant et en l'améliorant, ce que l'on attend d'ordinaire d'une nouvelle édition, entre autres choses. Un bien bel ouvrage que je recommande aux amateurs du genre.

Tag(s) : #COLLECTION JDR, #DERNIER ARRIVAGE
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