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La Nouvelle-Zélande a plusieurs dizaines de millions de moutons dans ses pâturages lorsque les lignes ley entrent en éruption le 22 décembre 2098. Ce sont des animaux domestiques, peu préparés au retour à la vie sauvage, et la plupart ne vont pas survivre au Grand Cataclysme et aux années qui vont suivre: 99% de la population ovine de l'île disparaît en moins de dix ans. Cependant la chair, le cuir, le lait et la laine des moutons vont permettre aux humains rescapés, Maoris et Pākehās confondus, de survivre au début des Ténèbres. En 2386, des centaines de milliers de moutons sauvages parcourent les deux îles. En dehors des humains et D-Bees, des aigles géants de Haast et de rares monstres, ils n'ont pas de prédateurs. Les humains et les D-Bees les capturent essentiellement pour leur laine; et les relâchent après les avoir tondus.

Depuis quelques années, les moutons néo-zélandais sont victimes d'une terrible épidémie de zombification, sur Île du Nord comme sur l'Île du Sud. Des troupeaux entiers sont contaminés. Pire: les moutons zombies s'attaquent à tout ce qui bouge: animaux, D-Bees, humains... Sur ces derniers, la morsure d'un mouton zombie a des conséquences terribles: la personne contaminée se transforme en mouton zombie humanoïde mutant! Et amateur de chair fraîche, bien évidemment.

Entre la disparition des troupeaux et la multiplication d'ovins anthropophages, de nombreuses petites communautés se retrouvent fragilisées, accélérant l'exode rural vers les stations sous-marines de Zealandia. Les autorités de Wellington, les plus impliquées dans la reconquête des Terres Sauvages, ont soupçonné, pendant un temps, des manipulations génétiques ayant méchamment dérapé. Mais il n'existe qu'une seule petite société d'ingénierie génétique dans tout le pays et celle-ci a été innocentée après une longue enquête.

Une autre hypothèse voudrait qu'un singe-rat ait mordu un mouton et que l'épidémie ait démarré avec ce mouton infecté. Mais les singes-rats ne quittent pas les égouts et les ruines immergées de Wellington. Comment auraient pu-t-ils mordre un mouton alors que ceux-ci sont absents de la ville? À moins qu'un ou plusieurs singes-rats aient quitté la cité pour les Terres Sauvages... Si le fait est avéré, les implications sont plus qu'inquiétantes.

Mais l'hypothèse de la manipulation génétique ayant dérapé est juste. La petite société, acquitée par la justice de Wellington, a effectivement mené des recherches sur des moutons dans une ferme-labo de l'Île du Nord, dans la région de Wairarapa. Il semblerait que les généticiens aient utilisé des morceaux d'ADN de singe-rat (Ah! La deuxième hypothèse n'était pas totalement fausse non plus, alors? On se tait et on continue à lire). Le génome du singe-rat, une créature hybride, est capable de muter sur une seule génération; et les laborantins n'ont pas résisté à la tentation de s'en servir pour accélérer leurs recherches. Ils souhaitaient créer des moutons produisant plus de laine, plus de viande, plus de lait... Ils ont créé des moutons zombies carnassiers et ceux-ci se sont empressés de bouffer leurs créateurs. Ou de les infecter. L'enquête n'a rien donné car certains officiels de Wellington étaient impliqués et ont fait en sorte qu'il y ait un non-lieu.

La société d'ingénierie génétique aimerait bien récupérer les données et les génomes. Une petite expédition est en train d'être montée pour aller fouiller la ferme-labo ravagée... On la croit déserte. À tort: les anciens laborantins, ceux qui ne sont pas morts dévorés, hantent les lieux, transformés en moutons humanoïdes morts-vivants. Sans compter quelques troupeaux zombies dans les environs...

 

Tag(s) : #RIFTS: UNIVERS MAISON, #BESTIAIRE, #OCÉANIE, #NOUVELLE-ZÉLANDE, #CINÉMA
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