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Avertissement: cet article est aussi déshabillé, et poilu, que le précédent illustré par Yannick Corboz. Donc, âme prude ou juvénile, passe ton chemin!

La Loge est un bordel situé dans l'ancien 14ème arrondissement de Paris, à l'emplacement d'une maison close bien plus ancienne: le Sphinx. C'est le seul bâtiment intact dans la rue. Toutes les autres bâtisses sont effondrées et envahies par la végétation. Un sentier dégagé parcoure la rue mais les gros véhicules n'y passent pas -- c'est bien trop étroit -- et seuls les deux roues et les antigrav' peuvent circuler. Une lanterne rouge indique l'entrée aux visiteurs. La nuit, la lumière est produite la nuit par une Fée-follet malveillante et grincheuse. De jour, la Fée dort.

Des caméras, des lasers dissimulés et une porte CMDg gardent l'entrée. L'intérieur de l'établissement est aussi luxueux que l'extérieur est désolé. C'est une maison de grand standing, fréquentée par les seigneurs et les esclavagistes de passage à Paris, ainsi que par les ambassadeurs d'Atlantis (Rifts World Book 2: Atlantis), de Carthage et de l'Empire du Phénix (Rifts World Book 4: Africa). Les restaurateurs de l'Île Saint-Louis et les officiers du Roi Louis aiment aussi à fréquenter l'institution. Les filles, toutes des esclaves officiellement, sont belles, propres, expérimentées et chères, très chères. On paye en Crédits des Trois Galaxies, en Euromarks de la NDR, en Crédits des États Coalisés, en Livres de Logres... On paye aussi en artefacts magiques, pierres précieuses, or, argent, en informations, en secrets... Les filles sont particulièrement bien traitées et, à ce propos, l'établissement ne fournit pas de prestations où les client pourraient "abîmer" la marchandise. 

Pourtant, dans le gotha parisien, des rumeurs circulent sur la Loge. Il se dit que les filles y sont torturées, psychologiquement, et que nombre d'entre elles disparaissent très régulièrement, dans des conditions atroces. Des rumeurs qui ne choquent personne puisque les maîtres de Paris n'accordent aucune valeur, hormis marchande, à leurs esclaves humains. Des rumeurs infondées surtout, crées de toute pièces par le réseau Marthe Richard pour dissimuler le bon traitement des filles et dissiper les soupçons.

La Loge est dirigée d'une main de fer par Madame Marguerite. Ce n'est pas son vrai nom, elle l'aurait choisi en référence à une ancienne tenancière du Sphinx au XXème siècle: Marthe Marguerite. Madame Marguerite est une très belle femme, la soixantaine rayonnante et classieuse, qui aime recevoir elle-même les clients d'importance. Elle se montre très dure avec les filles: les insultes, les menaces et les remarques cinglantes fusent, quand ce ne sont pas les coups de cravache. Ce comportement odieux de Madame Marguerite participe à la réputation sinistre de la Loge dans le milieu parisien.

Mais c'est du cinéma.

Madame Marguerite est à la tête du réseau Marthe Richard. Le réseau fait lui-même partie de la Résistance. Comme son nom l'indique, le réseau veut, à terme, libérer les filles de l'esclavage dans les maisons de joie. Ce qui implique de libérer Paris, et la France, de ses occupants extra-dimensionnels. En partenariat avec la Résistance, Madame Marguerite aide les filles à s'évader de Paris. Toutes les filles, pas seulement les prostitués qui souhaitent mettre les voiles. N'importe quelle femme en danger peut se voir contactée par le réseau et se faire exfiltrer. C'est la Résistance qui s'occupe des évasions et des fuites. En échange, le réseau renseigne la Résistance sur tout ce qui se dit et se fait dans les maisons closes. Il arrive aussi que la Loge héberge des fugitifs, le temps pour la Résistance d'organiser leur "sortie " de Paris.

On trouve des agentes du réseau dans presque toutes les maisons closes de Paris. Celles-ci n'ont qu'une seule intermédiaire, en règle générale, et ne connaissent pas forcément l'existence du réseau. Elles savent seulement que, en échange des informations qu'elles obtiennent sur l'oreiller ou dans les salons, elles ont la possibilité d'échapper à l'esclavage. Si le réseau est particulièrement présent dans les bordels, il compte aussi de nombreux informateurs et partisans en dehors. De nombreuses femmes parisiennes, esclaves ou non, savent qu'il existe dans l'ombre des personnes susceptibles de leur venir en aide et de les protéger.

Si Madame Marguerite est à la tête du réseau, la grande majorité des filles et des employés de la Loge l'ignore. La plupart la prennent pour une maîtresse cruelle et profondément maléfique, réputée pour faire disparaître corps et âmes les filles qui lui déplaisent en quoi que ce soit! Madame Marguerite ne fait rien pour dissiper la rumeur...

Madame Marguerite est une farouche suprématiste humaine. Elle déteste TOUS les non-humains et méprise les Mutants. Elle ne fera rien pour venir en aide aux esclaves D-Bees, même aux femmes. Ce n'est pas le cas de certaines de ses agentes qui n'hésitent pas à intervenir pour secourir des prostitués non-humaines.

Les filles de la Loge sont toutes humaines, et presque toutes françaises. Des gros bras Orks, chapeautés par un Ogre, s'occupent du service de sécurité et de filtrer les entrées (Rifts Conversion Book One). Ils n'appartiennent pas au réseau ni même à la Résistance mais ils sont fidèles à Madame Marguerite: c'était des esclaves-gladiateurs auparavant, condamnés à mourir dans les arènes souterraines de Châtelet-les-Halles, avant que Madame Marguerite ne les rachète et les affranchisse. Ils sont assistés dans leur travail par le Majordome, un puissant Mind Melter (Rifts Ultimate Edition). Au sein du personnel, seuls le Majordome, l'intendant, une domestique et quelques filles sont dans le secret.

Lors du Grand Cataclysme, l'établissement accueillait une grosse banque parisienne. Les coffres et les chambres fortes du sous-sol sont encore intacts. L'une des chambres fortes sert de planque si nécessaire, c'est-à-dire souvent. Madame Marguerite et l'intendant sont les seuls à posséder les clefs pour y accéder. Certaines filles imaginent le pire concernant ces sous-sols. Elles ont tort.

Une porte permet de rejoindre les Catacombes. Une autre donne sur l'ancien parking souterrain du grand magasin adjacent. Une troisième donne sur une galerie qui relie la Loge aux couloirs de l'ancienne station de métro de la Gare Montparnasse. La Résistance privilégie le passage par les Catacombes quand elle veut faire rentrer, ou sortir, quelqu'un de la Loge. Les couloirs du métro sont (mal) fréquentés et l'ancien parking a vu une tribu de Goules s'établir dernièrement (Rifts Conversion Book One)...

L'établissement tient son nom de la peinture de Renoir: La Loge. La peinture orne le hall d'accueil. Il s'agirait de l'original, selon Madame Marguerite, offert par un client de London-Splynn. Le client en question était en réalité un Vrai Atlante du Clan Aerihman (Rifts Dimension Book 15: Secrets of the Atlanteans). Amant de Madame Marguerite pendant de nombreuses années, il lui a offert le tableau juste avant de disparaître (les anciens du Clan l'ont éliminé car il s'opposait au "plan Sunaj"; Rifts world Book 2: Atlantis). Il arrive encore à Madame Marguerite, lorsqu'elle est seule, de passer un doigt léger sur le verre protégeant la peinture, en soupirant. Oui, elle est romantique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #RIFTS: UNIVERS MAISON, #YANNICK CORBOZ ART, #EUROPE, #FRANCE, #PARIS, #FAN SERVICE, #RÉSISTANCE
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