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En 2098, lorsque survient le Grand Cataclysme, la Nouvelle-Zélande est relativement désarmée. Au XXIème siècle, la petite nation australe a bâti sa sécurité sur son alliance avec les autres puissances anglo-saxonnes: l'Alliance Nord-Américaine en premier lieu, l'Australie et le Royaume-Uni. Elle a progressivement réduit ses capacités navales et aériennes; et même ses forces armées terrestres sont réduites à la portion congrue. De là découle le dénuement en matériel militaire des communautés humaines. De plus, se sentant peu concernée par la nouvelle Guerre froide, dans la deuxième moitié du XXIème siècle, les Néo-zélandais n'ont pas construit de vastes abris sur-équipés et, telles des cigales post-apo, se sont retrouvés fort dépourvus lorsque le Grand Cataclysme fut venu. En conséquence, ils ne disposent pas d'une multitude de complexes souterrains, militaires ou civils, à fouiller pour se procurer du matos. 

Mais ce dénuement technologique concerne la seule partie "terrienne" du pays. Car, avant, 2098, les Néo-zélandais ont massivement investi les étendues sous-marines de la Zealandia, un continent sous-marin dont la Nouvelle-Zélande constitue la partie émergée. Sites de prospection minière, fermes sous-marines, bases scientifiques, exploitations pétrolières ou gazières... Les eaux néo-zélandaises ont été massivement colonisées tout au long du XXIème siècle.

Fort malheureusement, la plupart de ces colonies n'ont pas survécu au Grand Cataclysme. Celles qui ont échappé aux catastrophes surnaturelles et aux hordes extra-dimensionnelles n'ont pas pu sauver leurs résidents de l'isolement forcé qui leur a été imposé. La famine, les maladies, la folie, la violence et le désespoir ont achevé de vider les stations sous-marines de Zealandia de toute vie humaine. Si, en d'autres parties du globe, d'autres communautés sous-marines ont survécu et ont prospéré (posts ici et ici), tel n'est pas le cas des stations néo-zélandaises.

Mais, aussi désertes et sinistres soient-elles, les Néo-zélandais de la Terre des Rifts on découvert que la plus grande partie de ces stations étaient encore intactes. Les officiels de Wellington disposaient déjà, depuis près de trois siècles, des données relatives aux communautés sous-marines de Zealandia (localisations, activités, ressources...) mais ils n'avaient pas les moyens techniques d'aller voir ce qu'il en restait... Ce sont les habitants d'Auckland qui, s'étant équipés de matériel tritonian (Tritonia; Rifts World Book 7: Underseas), se sont procurés ces données (échange? vol?) et sont partis voir de plus près ce qu'il restait de l'ancien empire sous-marin néo-zélandais.

Et là: jackpot. Même pleines de ténèbres et de squelettes, de nombreuses stations sont intactes, parfois particulièrement dégradées, voire en partie inondées, mais intactes et en état de redémarrer. Les stations sont encore fonctionnelles, les machines opérationnelles, les centrales énergétiques alimentées... Les Aucklanders viennent de découvrir la poule aux œufs d'or. Non seulement ils mettent la main sur des technologies datant de l'Âge d'Or mais, qui plus est, ils accèdent aux ressources que ces stations sous-marines exploitaient. C'est la ruée vers les fonds sous-marins. Des milliers, puis des dizaines de milliers de Pākehās d'Auckland vont aller s'installer sur les plateaux continentaux de Zealandia au fil des décennies.

Les habitants de Wellington rentrent dans la danse avec un temps de retard. Il leur a fallu d'abord s'équiper du matériel adéquat pour monter leurs expéditions de prospection sous-marine. Sans scrupules, des familles marchandes d'Auckland ont vendu ce matériel à Wellington. Mal leur en a pris car, depuis, Wellington a largement rattrapé son retard en investissant les deux tiers des stations intactes de la région. Car c'est l'ensemble de la République de Wellington qui s'est lancé dans la conquête des fonds marins de Zealandia. À Auckland, la prospection s'est faite sur les seules initiatives des familles marchandes qui dirigent l'Oligarchie. Il n'y a aucune station qui appartienne en propre à la République d'Auckland: toutes les stations aucklanders sont des domaines privés aux mains des clans.

Mais, qu'elles appartiennent à Wellington ou aux clans aucklanders, les stations sont devenus l'avenir des communautés Pākehās de Nouvelle-Zélande. Cette dernière devient de plus en plus dangereuse avec la prolifération des Orks noirs et des moutons zombis. Aussi, de plus en plus de Néo-zélandais s'imaginent un futur plus sûr sous les eaux du Pacifique. Ce en quoi ils ont tort car les fonds sous-marins de la Terre des Rifts ne sont pas super bien fréquentés. Et c'est déjà un miracle que la colonisation de la Zealandia se soit déroulée jusqu'ici sans incident majeur (Rifts World Book 7: Underseas et Rifts World Book 32: Lemuria).

J'adore la géographie. Aussi, l'évocation de ce continent sous-marin, sous la Nouvelle-Zélande de RIFTS, à défaut de m'inspirer des menaces surnaturelles improbables, a amené ce post très pacifique. J'aime bien l'idée même de recolonisation de stations sous-marines abandonnées depuis des décennies.

 

Tag(s) : #RIFTS: UNIVERS MAISON, #OCÉANIE, #NOUVELLE-ZÉLANDE, #DAVE DORMAN ART, #BENJAMIN BROSDAU ART, #UNDERSEAS
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