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Ça fait deux semaines que je poste régulièrement sur l'Australie. Il est peut-être temps de vous présenter cette partie de la Terre des Rifts, non? Tout le monde n'ayant pas la chance d'avoir lu ce très chouette supplément qu'est Rifts World Book 19: Australia. Je ne vous ferais pas d'exposé détaillé, plutôt une courte présentation pour vous mettre dans l'ambiance. Et, comme je n'ai pas pu m'empêcher de procéder à quelques changements par rapport au background "officiel", j'essaierai de vous signaler les dits-changements. Tout ce qui suit, concernant le Grand Cataclysme et ses suites immédiates, c'est mon RIFTS à moi à 99%. 

22 décembre 2098: la Magie fait son grand retour sur Terre, provoquant le Grand Cataclysme et des milliards de morts en quelques jours à peine. Tout débute par un échange de têtes nucléaires en Amérique latine. Dans mon RIFTS à moi, le conflit a lieu dans la Péninsule de Guajira, entre la Colombie et le Venezuela. Autour de minuit -- heure exacte -- Maracaibo et Carthagène sont annénaties. Ces deux villes sont situées sur de puissants Nexus dormants. En quelques minutes, plusieurs millions d'êtres humains meurent. Au même moment se produit un alignement planétaire majeur. La conjonction de l'heure (minuit), du jour (solstice d'hiver et alignement planétaire), du lieu (deux Nexus) et des millions de morts provoque le retour de la Magie et l'éruption des Rifts. Deux heures plus tard (au doigt mouillé), Atlantis surgit des flots, au cœur de l'Atlantique nord, après un exil dimensionnel de quinze siècles. Des vagues de plusieurs centaines de mètres de haut commencent à balayer la planète.

Il est 12h30 à Perth, 14h30 à Sydney, -- ou un truc du genre: les fuseaux horaires australiens, c'est pas la simplicité incarnée... -- quand les Amériques sont frappées par l'éruption des Rifts et les catastrophes (sur)naturelles qui l'accompagnent. Très rapidement, les Australiens découvrent les images satellites des mégatsunamis, des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des mégatornades et cyclones qui ravagent la planète. Et ces phénomènes se rapprochent d'eux. 24 heures, c'est le laps de temps qui sépare le début du Grand Cataclysme et le moment où TOUTE la planète sera touchée. Les derniers atteints seront les habitants de Java... avant de disparaître sous les torrents de lave, les nuées ardentes et les nuages toxiques crachés par les volcans indonésiens. Les Australiens ont un peu moins d'une journée devant eux avant de voir leur monde s'effondrer.

Regardez le très bon These Final Hours, un thriller apocalyptique australien de 2013 narrant les aventures d'un paumé de Perth, à qui il reste douze à vivre, avant que la vague de feu, provoquée par la chute d'un astéroïde en Atlantique nord, ne vienne détruire l'Australie et toute la planète avec elle. Un excellent film; et une très bonne source d'inspiration pour les heures précédant la Fin (temporaire) du monde.

Bref, à midi, l'Australie sombre dans le chaos. Des millions de citadins fuient vers l'intérieur des terres pour échapper aux vagues titanesques qui vont venir frapper l'île-continent. En vain pour celles et ceux qui ont opté pour les grandes voies, vite embouteillées par des millions de véhicules. Depuis plusieurs semaines, les Aborigènes ont quitté les côtes, devinant que quelque chose de grave allait se produire. L'armée et les forces de l'ordre font ce qu'elles peuvent pour organiser l'évacuation avec les quelques hommes et femmes qui n'ont pas déserté pour rejoindre leurs familles. Les émeutes et les scènes de pillage ravagent les grandes villes.

Le lendemain, le 23 décembre vers midi, le Grand Cataclysme touche l'Australie. La population qui n'a pas réussi à fuir les côtes à temps est anéantie par le mégatsunami. À l'intérieur des terres, les rescapés pensent être sortis d'affaire. Ils ont tort.

Tremblements de terre, tornades géantes, incendies titanesques, pluies torrentielles et inondations... Les catastrophes succèdent aux catastrophes. Les vivres commencent à manquer très rapidement par endroits et des survivants commencent à dévaliser, au mieux, leurs frères et sœurs de misère. Les tempêtes magiques se déchaînent et les Rifts commencent à apparaître... Des créatures, certaines intelligentes, sont emmenées sur Terre contre leur gré, provoquant encore un peu plus de chaos. Mais le pire ce sont les monstres et démons qui surgissent un peu partout, près des Nexus et nombreuses lignes ley de l'île-continent. Les millions de survivants égarés dans l'Outback représentent pour ces entités surnaturelles un magnifique réservoir de chair et d'âmes. Le carnage commence vraiment.

Quand les vagues se retirent, des centaines de milliers de survivants prennent la direction des côtes, espérant y (re)trouver des réserves, du matériel, un abris, des proches, un gouvernement... Ils réinvestissent les anciennes métropoles du pays, les déblaient en partie et les barricadent pour se protéger des créatures de l'Outback.

L'expérience tourne court très rapidement. La masse de rescapés est beaucoup trop importante par rapport aux ressources. Pire: ces gigantesque camps de réfugiés deviennent la proie de bandes de pillards venues de l'Outback, quand ce ne sont pas des gangs de désespérés qui se forment au jour le jour dans leur enceinte. Adélaïde, Sydney, Canberra, Brisbane... Deviennent l'enfer sur terre. Seules Perth et Melbourne s'en sortent en faisant des choix assez radicaux.

Ces deux villes étaient d'importantes bases militaires. Les survivants y retrouvent des centrales énergétiques qui ont résisté aux mégatsunamis et encore fonctionnelles. En ville et dans les environs se trouvent de nombreux abris remplis à ras bord de produits alimentaires, d'eau potable, d'armes, munitions, matériel divers et varié, véhicules, pétrole... Très rapidement, d'anciens militaires, fonctionnaires, policiers, s'organisent. La montée des eaux a transformé la géographie des côtes. À Perth, les nouvelles autorités organisent la reconstruction sur les presqu'îles, îles et îlots nouvellement formés, à l'ouest et au sud de l'ancienne métropole. À Melbourne, la communauté s'installe sur la Péninsule de Mornington, transformée en presqu'île: un isthme de quelques centaines de mètres, recouvert par l'océan à marée haute, la relie au continent. La péninsule de Bellarine, transformée elle aussi en île, French Island et Philipp Island sont elles-aussi investies.

Face aux hordes de réfugiés qui affluent, très rapidement, Perth et Melbourne ferment leurs portes,. Et pas en douceur.

Dans un premier temps, les autorités de Perth ont essayé d'accueillir tous les réfugiés mais, parmi eux, se trouvent des pillards qui, dans l'Outback, ont pris l'habitude de se servir sans demander. Les réfugiés sont trop nombreux et, parmi eux, certains sont trop violents, trop fous, trop traumatisés par ce qu'ils ont vu dans les terres. Les gangs et les hordes de désespérés grossissent de jour en jour et menacent le fragile équilibre de la nouvelle communauté. L'administration locale organise alors une vaste "opération de nettoyage" qui va bien au-delà de la simple offensive policière. Les gangs sont exterminés: bombes HE, lance-flammes, gaz, rail gun, drones... Et avec eux des dizaines de milliers de réfugiés jugés "inutiles" ou "dangereux". D'autres dizaines de milliers de réfugiés sont chassés manu militari. Les nouveaux arrivants sont abattus, sans sommation.

À Melbourne, les murs ont été établis très rapidement. Dès que la nouvelle communauté a fini de s'installer sur la nouvelle île de Mornington, elle se barricade. Là aussi les nouveaux arrivants sont abattus sans sommation. La rumeur se répand dans l'Outback que Perth et Melbourne sont dorénavant inaccessibles et, surtout, mortelles.

En dehors de ces deux villes, la civilisation s'effondre lentement. Le gouvernement a disparu et les réserves s'épuisent. Plus d'électricité, plus de communications, de moins en moins de nourriture et de pétrole... Seuls les Aborigènes semblent s'en sortir. La Magie et revenue et, avec elle, d'anciennes divinités et entités surnaturelles qui ré-enseignent aux natifs comment vivre et survivre dans cette nouvelle Australie post-apo. Mais, pour les "Blancs", c'est le dénuement le plus total. Ils n'ont pas de magie, pas de pouvoirs psis (pas encore), pas d'armes assez puissantes pour lutter contre les monstres et démons vomis des Rifts. Leur quotidien c'est Mad Max rencontre Hellraiser... Un quotidien de merde donc.

Trois siècles, ou presque, plus tard... 2386 après J.-C., soit 288 années après le Grand Cataclysme. L'Australie de RIFTS a bien changé. Dans le RIFTS officiel, elle ressemble à ça:

Un gigantesque golf (The Inland Sea) s'est formé au cœur de l'île-continent, transformant l'Australie en une sorte de fer à cheval boursouflé. Rien de tel dans mon RIFTS à moi où je m'en suis tenu à ma montée des eaux canonique de 30 mètres. Résultat, l'Australie (MON Australie!) a plutôt cette tête-là:

Vous noterez qu'il y a effectivement une petite mer intérieure qui s'est formée sur et autour de l'ancien Lac Eyre. Mais rien à voir avec la gigantesque mer intérieure de Rifts World Book 19: Australia! Pourquoi je n'ai pas gardé The Inland Sea dans mon background à moi? Pour plusieurs raisons:

  • L'élément aquatique joue un rôle fondamental dans mes représentations imaginaires de l'Australie. Ce qui est assez ironique quand on sait qu'il s'agit d'un continent caractérisé par son aridité. Certes, mais, pour moi, l'Australie ce sont les figures horrifiques du requin et du crocodile! J'aime tous ces films de genre où des innocents se font croquer par ces bestiaux (Black Water, Solitaire, The Reef, Bait...). Des bestiaux qui vivent dans l'eau. Or l'Australie, la vraie, Tasmanie et îles comprises, a déjà plus de 37 000 kilomètres de côte. L'Australie de mon RIFTS à moi doit en avoir un peu plus encore. Qu'est-ce que je vais aller m'embêter à lui rajouter une mer intérieure?
  • Je veux conserver ce gigantesque désert, à l'intérieur des terres, pour y mettre des tribus aborigènes et des Roadgangers assoiffés de sang. Parce que j'aime bien les déserts aussi. Et les Roadgangers assoiffés de sang.
  • The Inland Sea, dans Rifts World Book 19: Australia, recouvre Ayers Rock et les ruines d'Alice Springs. Une Australie du Futur sans Ayers Rock? Avec juste un Nexus qui flotte au-dessus de l'eau? Hors de question!

Bon, j'avoue que j'ai été très tenté de mettre une très grosse mer intérieure, en utilisant Flood Maps ou Flood Map. Esthétiquement, sur une carte, c'était très joli, mais ça n'apporte rien au background et, comme dit plus haut, il y a déjà bien assez d'eau pour y mettre plein de crocodiles marins géants et de grands requins blancs!

Et sinon l'Australie en 2386, ça donne quoi?

La nouvelle humanité de l'Australie de RIFTS comprend trois cultures très différentes.

Tout d'abord, il y a les Aborigènes. Ils sont retournés à la vie qu'ils menaient avant l'arrivée des colons européens. Pour ce faire, ils ont été plus qu'aidés par leurs anciens Dieux et Esprits, de retour sur la Terre des Rifts en même temps que la Magie. La Magie qui leur permet de lutter à armes égales contre toutes les sinistres créatures qui hantent l'Outback: Démons, monstres, D-Bees malveillants, Vampires... C'est d'ailleurs là leur premier objectif: chasser les créatures extra-dimensionnelles maléfiques qui ont envahi l'Australie de RIFTS.

Les Aborigènes sont présents partout en Australie, hormis la Tasmanie (quoique...). Il n'y a que les environs de Perth et Melbourne qu'ils évitent. Pour l'instant. Ils ignorent superbement les communautés "blanches" de l'Outback. Ceux-ci (les "Blancs" de l'Outback) ne sont plus assez nombreux pour avoir un réel impact sur le territoire comme ça a pu être le cas du XIXème au XXIème siècle.

Les mégacités de Perth et Melbourne ont fait plus que survivre. Elles ont prospéré. De camps de réfugiés hagards, elles se sont transformées au fil des décennies en métropoles futuristes high-tech. Dans le background officiel, c'est très mystérieux. Comment ont-elles fait? Va pour la nourriture (fermes marines et hydroponiques), va pour l'énergie (centrales nucléaires), mais qu'en est-il des matières premières? D'où proviennent le coton, la laine, le lin pour faire les vêtements? D'où vient le pétrole pour faire le plastique? D'où vient le métal nécessaire pour construire tous ces gratte-ciels, ces murs fortifiés, ces véhicules, ces objets high-tech? 

En général, le JDR, et RIFTs en particulier, s'accommode fort bien de genre d'incohérences mais là ça gratte un peu. Les mégacités coalisées et allemandes ont pu compter sur de vastes territoires (et des colonies extra-dimensionnelles, dans mon RIFTS à moi) pour se refaire une santé. Mais Perth et Melbourne sont coupées de leur arrière-pays depuis des siècles... Je ne vais pas vous refaire le coup de la dimension conquise et exploitée. On va plutôt aller chercher une solution du côté de l'océan... Dans un prochain post consacré à ces deux mégacités.

Et puis il y a les Outbackers, les descendants des "Blancs" qui ont survécu en dehors des murs protecteurs de Perth et Melbourne depuis le Grand Cataclysme. Ce sont des agriculteurs, éleveurs, chasseurs, pêcheurs, cueilleurs, mineurs, marchands... Et pillards pour certains d'entre eux (les fameux Roadgangers et les Bushrangers). Ce sont surtout les rois de la bricole. Depuis trois siècles, ils récupèrent, transforment et recyclent les restes de l'Âge d'or et ce qu'ils arrivent à obtenir ou voler aux mégacités. Ils continuent d'exploiter, dans des proportions largement moindres, les ressources du continent: pétrole, charbon, lignite, uranium... Leur niveau technologique équivaut à celui des XIXème-début XXème siècles. En dehors des armes et armures MD, peu communes, les objets technologiques sont rares, très rares... Mais ils ont quand-même plein de voitures, camions et motos -- avec, toujours, un peu d'essence au fond du réservoir ou du jerrican -- parce que, quand-même!, c'est le pays de Mad Max, saperlipopette!

Chaque communauté vit sa petite vie de son côté. En échangeant, parfois, avec les marchands itinérants; et en se protégeant, souvent, des innombrables prédateurs, humains et non-humains, qui sévissent dans l'Outback. Les mégacités sont encerclées de murs gigantesques, autant pour se protéger des monstres que pour empêcher les pouilleux de l'Outback de s'introduire chez elles. Dans le background officiel, Perth et Melbourne n'exploitent pas l'île-continent. Dans mon background à moi, j'ai dans l'idée que, par endroits, les Citadins se sont édifiés des enclaves pour exploiter des ressources précises.

Mais toutes les communautés humaines d'Australie ont un point commun: elles accueillent, plus ou moins bien, dans leur sein une population croissante de Mutants animaux (voir aussi After the Bomb Book 3: Mutants Down Under).

Ceux-ci sont bien acceptés dans l'Outback. Les Aborigènes voient en eux des êtres proches de Mère-Nature. Et comme celle-ci est sacrée... Les "Blancs" les acceptent pour des raisons pratiques. Les pouvoirs psioniques de ces Mutants rendent de grands services aux différentes communautés.

Rien de tel dans les mégacités. Les Mutants sont éliminés, parqués, ostracisés, relégués... Au mieux, ils sont enrôlés dans les forces armées mais, même là, on leur réserve les missions et les tâches les plus dangereuses.

Comme souvent dans RIFTS, le background recoupe de nombreuses thématiques différentes.

La nature joue un rôle assez conséquent dans ce setting australien. De par son originalité et sa spécificité, la faune australienne, notamment, est bien mise en valeur. Et l'on n'est pas surpris de trouver, dans Rifts World Book 19: Australia, des kangourous et des wombats géants, des crocodiles et des koalas humanoïdes... Quoique si: pour les koalas humanoïdes, on est quand-même surpris. Quant aux nombreux Mutants animaux, ils prennent, bien évidemment, les traits et les formes des animaux locaux. Et puis il y a la flore, le relief, l'eau, les conditions météorologiques... Tous ces éléments prennent, dans l'Australie de RIFTS, une importance accrue par rapport à d'autres settings. Les Outbakers sont plus démunis matériellement que, par exemple, les nord-américains. Et les conditions de (sur)vie sont rendues plus difficiles par un milieu plus dur que, toujours le même exemple, le Midwest. Même dans l'Europe de RIFTS, pourtant envahie de monstres et de Démons, la nature est autrement plus riche et accueillante!

Une autre thématique bien présente est celle de Mad Max. Un passage obligé selon moi. J'adore cet univers et je suis heureux de le retrouver dans un coin de la Terre des Rifts. On retrouve les pillards de la route, les justiciers solitaires (ici et ici), les communautés isolées qui tentent de survivre tant bien que mal, la violence... Les grands espaces australiens sont propices à ce genre de délire imaginaire, clairement. Et pour cause... À ce décor post-apo se surajoute l'Histoire de l"Australie coloniale: ses desperados, ses colons, cette terre sauvage à conquérir... Et le mélange de ces deux univers prend bien: ça donne de belles couleurs à l'Outback de RIFTS!

Concernant l'aspect Fantastique, il y a, pour moi, deux éléments majeurs à prendre en compte. Le premier c'est la mythologie aborigène. Celle-ci est devenue très réelle, concrète, avec le retour de la Magie. Ses Dieux, Déesses, Esprits, grands et petits, créatures magiques et surnaturelles sont là, vivantes, présentes. Tous, ou presque,  proviennent d'une autre dimension nommée Tjukurrpa en langue anangu (Dreamtime en VO, "Temps du rêve" en Français). Le second élément c'est tout le cinéma de genre australien. J'ai déjà mentionné les requins et les crocodiles. Mais tout est transposable. On trouve déjà le Razorback dans Rifts World Book 19: Australia. Pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Mick Taylor, le tueur psychopathe de Wolf Creek serait pas mal en Démon ayant pris forme humaine?

Et, enfin, il y a les mégacités de Perth et Melbourne. Avec elles, on aborde les rivages de la SF, voire, plus précisément, du Cyberpunk et/ou de la Dystopie. Ces deux villes nous permettent aussi d'introduire des thèmes plus en lien avec l'Australie contemporaine, celle des XXème et XXIème siècles (Sportsman O.C.C.!).

Vraiment, j'adore ce setting! J'ai plein d'idées, plus ou moins débiles, le concernant et j'espère bientôt les partager avec vous dans d'autres posts.

 

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