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Bad assssssssssss!!! Illustration de Keith Parkinson.

J'aime bien les Guerrières aveugles d'Altara (Rifts Sourcebook One et Rifts World Book 2: Atlantis). Vraiment. Dans Rifts, c'est difficile de passer à côté d'elles puisqu'elles apparaissent dès la couverture (iconique) de la première édition du jeu. Je les aime bien pour leur physique atomique, évidemment. Je les aime aussi parce qu'elles envoient du bois. Comme PJ ou PNJ, c'est du super costaud, avec des stats à faire pâlir JCVD.  

Aujourd'hui, j'aimerais revenir sur la biologie de ces dames parce que, pour le coup, c'est vraiment du grand n'importe quoi.

Des Altaranes, que voit-on dans l'iconographie de Rifts? Des femmes européennes (caucasiennes diraient nos amis d'outre-atlantique), plutôt jeunes, carrément mignonnes, aveugles. On dirait juste des humaines en fait. Sauf que pas du tout. Mais alors, quand je dis "pas du tout", c'est VRAIMENT pas du tout. Le décalage entre le physique atomique des Guerrières aveugles d'Altara et leur nature biologique réelle est tel que l'on prend la mesure du désintérêt de Kevin Siembieda pour des concepts aussi surannés que la vraisemblance, la logique ou le bon sens.

Les Altaranes ne sont pas humaines. Ce ne sont pas des mammifères (et pourtant elles ont des gros... Chut! silence dans les rangs! on y reviendra plus tard) Et, d'ailleurs, je ne suis même pas sûr qu'il s'agisse de vertébrées, c'est dire. Les Altaranes constituent une race extra-terrestre extra-dimensionnelle non-humaine qui — je m'auto-cite — "se reproduisent par parthénogenèse ET clonage. Il n'y a pas de "Guerriers Aveugles d'Altara", que des femelles. "Femelles" dans une perspective iconographique, parce que, du point de vue de la biologie, les Altaranes sont plus proches de The Thing de John Carpenter que de L'Origine du monde de Gustave Courbet...

Plutôt comme ça en fait.

D'elle-même, chaque Altarane est capable de créer son propre clone. L'Altarane va se poser dans un coin tranquille et sûr. Elle rentre en transe et un cocon se forme autour d'elle. Pendant 48 heures, un clone déjà adulte, mentalement et physiquement, se développe à l'intérieur du cocon. Arrivé à terme, il est prêt à aller capturer des esclaves sur les côtes nord-américaines. Déjà? Oui, le clone a toutes les capacités, presque toutes les compétences de sa progénitrice, ses souvenirs, la moitié de son niveau, le même alignement..." (Rifts Sourcebook One).

Pas de mâles, pas d'enfants. Trippant, non?

Du coup, on aurait presque envie d'en ouvrir une pour voir comment c'est fait à l'intérieur. Sont-elles des créatures "à sang froid"? "À sang chaud"? Ont-elles du sang d'ailleurs? Sont-elles vertébrées? Pluricellulaires? Et leur parthénogénèse absolue ne cesse de m'intriguer. Les Altaranes sont plus proches des cnemidophorus, des abeilles ou des poissons-clowns que des primates... Cette parthénogénèse radicale induit une variabilité génétique et des capacités d'adaptation de l'espèce plutôt foireuses.

Et puis il y a ce physique de bombasse. Franchement. Ces nénés conquérants, cette chute de reins, ce popotin stratosphérique, ces cuisses galbées, cette petite frimousse... Pourquoi faire? À quoi bon? Zéro désir, zéro sexualité, zéro reproduction, pas un mâle à l'horizon. Et une poitrine qui ne sert absolument à rien du tout puisqu'il n'y aura jamais aucun·e petit·e à allaiter. JAMAIS. Même leurs yeux ne servent à rien! De quelle couleur sont-ils? Y a-t-il des yeux d’ailleurs? Je ne suis même pas sûr qu'il y ait un sexe entre leurs deux jambes. Pourquoi faire? Puisqu'on vous dit qu'elles n'ont pas besoin du moindre mâle, saperlipopette. Une physiologie déconnectée, sans le moindre sens.

Des potiches. Les altaranes sont juste là pour faire joli. Ne cherchez pas la moindre explication rationnelle les concernant, il n'y en a aucune. Du pur fan service.

Et, perso, je ne vais pas aller m'emmerder à inventer une explication au pourquoi du comment de leur apparence n'ayant rien à voir avec leur nature. À quoi bon. Les Altaranes n'ont rien à voir avec la purée? OK, vendu, les Altaranes n'ont rien à voir avec la purée.

Le seul élément intéressant dans cette histoire — en plus de faire plaisir aux yeux — c'est que leur biologie inhumaine leur confère une certaine étrangeté. Vous croyez avoir affaire à des humaines mais, en réalité, elles sont plus proches biologiquement d'une méduse ou d'une amibe! Et je crois que c'est comme ça qu'il faut les jouer, comme des êtres profondément étranges et étrangers, à l'altérité, biologique et psychologique, radicalement AUTRE.

Illustration de Hans Ruedi Giger.
Tag(s) : #WTF!, #ALTARA BLIND WARRIOR WOMEN, #FAN SERVICE, #HANS RUEDI GIGER ART, #KEITH PARKINSON ART, #O.C.C & R.C.C.

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