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Bienvenue à Hiroshima!

Avec BEAUCOUP de retard (un an!), je vous livre un compte-rendu de la première partie de ma mini-campagne nippone Hiroshima 2. Les textes ne sont pas de moi mais des joueurs.

 

Phonic

Putain ... c'était pas ma première soirée sympa et ça a bien faillit être la dernière ... Comment j'ai pu m'planter comme ça et ne même pas m'attendre à ce qu'il y ait une sécurité à cette petite sauterie de bourges? Il faudra que je m'assure que les prochaines ne sont pas organisées par des Yakuzas, si je suis un "petit enculé", eux c'en sont des gros ...

Ça partait bien pourtant, les filles étaient sympas, la musique s'annonçait ... bref, aurait été à mon goût et puis si on ne vit pas sur la corde, pourquoi vivre ? C'est vraiment la guigne d'être tombé sur le seul jeune crétin pour lequel on ne peut pas se faire passer.

Phonic. Artiste inconnu.

Encore bien que j'ai pu faire disparaître le billet aussi vite qu'il était apparu et qu'Oda a pu reconnaître que pour usurper son laisser-passer, il fallait être relativement doué. Même des gars qui ont leurs moyens et assez peu de scrupule que pour me chunter ma connexion comme des barbares de hacker à la petite semaine.

Passons, j'ai récupéré mes dents, mes épaules, mon thorax a tenu l'coup, et j'ai une nouvelle cible privilégiée, la vie est belle non?

Et puis un petit tour sur Hiroshima au moment ou un kaijū s'amuse à tout détruire au point que l'électro-magnétisme dérègle tout, communications et tout le reste, que des milliers de personnes meurent sous les débris ou emportés par ses conséquences, c'est une bonne manière de réparer son "erreur" non? Oui, des gros...

Donc on se lance dans la récupération de prototypes, de l'équipe A et du sujet 0, quelque part dans les profondeurs du sous-sol et on se casse avant que le gros lézard ne s'en prenne à nous aussi.

Bref. L'armure de flic est canon, mon garde du corps costaud, la méga-entreprise un challenge intéressant. Bien sur, dans le complexe, tout merde mais on a un exorciste qui chasse les Ghost-in-the-shell jusque dans les ascenseurs. Le système de l'entreprise est bien structuré, c'est presque trop facile de suivre les traces de ceux qui sont identifiés à chaque fois qu'ils passent une porte. Jusqu'au rez-de-chaussée. Après, plus rien. Il manque des trucs, comme si un virus était déjà en place avant que je n'en balance un ... à part que ce n'est pas ça ! Ou un truc nouveau avec lequel je n'ai jamais joué.

Sport, quand tout se casse la gueule, que je me retrouve dans un couloir q'un Sôkô-no pour faire la rencontre d'une petite mignonne qui a assez de vocabulaire pour m'inviter à courir avec elle. C'était bien une invitation non?

 

Aya

Les Ruines.

Je souffle une minute. Je l’ai peut-être semé. Mais il va me retrouver, comme à chaque fois. Ça y est, le martèlement se rapproche. Mais comment fait-il ? Dans un instant, il sera sur moi. Je me glisse dans l’eau. Elle est peu profonde mais elle devrait suffire à masquer ma signature thermique. Il scanne la zone. Je reste sous l’eau un long moment. Il s’est éloigné. Je reste dans l’eau, par sécurité, mais je me déplace. Une sorte de crocodile me frôle sans s’intéresser à moi.

Aya. Illustration de Viet-My Bui.

Je perçois deux personnes qui se déplacent en marchant dans l’eau, côte-à-côte. Je sors les yeux. Un couple de survivants. Je ne me rappelle pas en avoir déjà vu d’aussi âgés. Leurs cheveux sont blancs. Je me redresse et je leur crie : « Ne restez pas là, partez. Il y a un Sôkô-no ! ». Ils me regardent, terrorisés. Comment ont-ils réussi à survivre dans les ruines ? Soudain, l’homme est pulvérisé par le tir du Sôkô-no. La femme hurle mais ne bouge pas. Elle est déjà morte mais elle ne le sait pas encore. Je plonge à nouveau dans l’eau. Le martèlement se rapproche. Les minutes s’écoulent, le bruit s’éloigne. Je me redresse et me colle au mur.

La seconde suivante, je suis ailleurs : un gigantesque hangar, 15 mètres sous plafond, des piliers de toutes tailles disposés sans aucune logique, des gravats, une combinaison noire qui recouvre mes bras et mes mains, parsemée de sortes de pastilles.

Battement de paupière. Je suis à nouveau dans l’eau, dans les ruines. Je me déplace. Rester sur place, c’est mourir. Nouveau flash : le temps d’une seconde, j’entrevois encore ce hangar puis retour dans les ruines. Je progresse mais quelque chose ne tourne pas rond. Je fends l’eau mais je ne la sens plus. Je ne sens plus ce que je touche. Suis-je engourdie par le froid ? Non, ça revient, je sens à nouveau. Il faut que je continue.

Le Hangar

Je fais un pas et… me revoici dans le hangar. Pour de bon cette fois. Comment est-ce seulement possible ? Peu importe, j’analyserai ça plus tard. Pour l’instant, il faut bouger, trouver une issue. Le plafond semble couvert… d’antennes ? de canons ? Je suis vêtue de la combinaison noire qui me recouvre intégralement, visage inclus. Mais étrangement, elle ne me gêne pas.

Je me déplace lentement. Mais un bruit fait écho à mon mouvement. Un martèlement. Un Sôkô-no ! Il me traque, je dois trouver un mur, une porte, un conduit d’aération. Là ! Une longue baie vitrée, totalement intacte, plongée dans l’obscurité… mais dans le périmètre du Sôkô-no. Je dois créer une diversion, l’attirer ailleurs. Mon esprit soulève et projette des gravats, loin devant moi et loin de la baie vitrée. Lorsqu’ils retombent, c’est le signal : le Sôkô-no se met en branle, je pique un sprint. Les tas de gravats et les piliers m’offrent les appuis dont j’ai besoin pour me propulser vers la baie qui n’est qu’à 4 mètres de hauteur. Le katana apparaît dans le prolongement de mon bras et je percute un pan de la baie qui éclate en morceaux. Je roule à l’intérieur et je me redresse, stupéfaite : des batteries d’ordinateurs tournés vers le hangar, de gros fauteuils tous bien alignés devant les ordinateurs, des armoires de rangement… Mais quelque chose cloche : les ordinateurs sont en marche et tout est propre. Non ! Tout est… neuf ! Je m'approche des ordinateurs et comprends que les canons du plafond sont en fait des caméras.

Le reste de la baie vole en éclats. Je suis restée trop longtemps immobile, le Sôkô-no arrive déjà ! Plusieurs portes, je prends la plus large et je débouche sur… des bureaux. Il fait sombre mais ça ne me gêne pas. C’est un gigantesque espace de bureaux… eux aussi sont tout neufs ! De la moquette immaculée, des parois vitrées intactes ! Mais où suis-je ? La combinaison me gêne maintenant. Je l'enlève et la noue autour de ma taille.

Le bruit du Sôkô-no qui grimpe déjà vers la baie me fait reprendre mes esprits. Je trouve des escaliers : étage -38. Je suis sous terre ? Je monte les escaliers quatre à quatre, sans faire de pause. Deux étages, trois étages, quatre… L’explosion de la cage d’escalier du -38 me fait encore accélérer.

« Flouf » ! Je connais ce bruit : le Sôkô-no vient de lancer un missile et je fonce sur la porte du palier. L’explosion me donne un peu plus d’élan que prévu mais je me rétablis aussitôt. Et là je l’aperçois. Alors que les bruits du Sôkô-no qui approche résonnent, je vois un jeune homme, à quatre pattes, penché au-dessus d’un large conduit dans lequel s’agitent d’épais câbles métalliques. Il me regarde d’un air ahuri. Ce n’est pas un survivant. Lui aussi il fait trop… neuf ? Je me maudis, j’ai perdu deux ou trois secondes à le détailler. Le Sôkô-no arrive. Je me tourne à nouveau vers l’inconnu qui me dévisage, les yeux écarquillés. Je lui lance « cours ! ». Et je me mets en mouvement.

 

Theo Sturm

"La ville brûlait encore quand la 3ème compagnie blindée reprit ses faubourgs. La bataille de Zhandosovo durait depuis 17 jours, mais les derniers combats atteignaient une sauvagerie que Théo n'avait jamais connue. L'intensité des dernières heures marquaient le visage de vétérans comme Boris, Olga ou Salim. Fermés, imperméables à l'émotion, concentrés sur leur survie, sidérés d'être encore là. Les forces conventionnelles kazakhs et leurs alliés de la kattiba Assad résistaient sur les hauteurs de la ville et dans des poches au centre et sur les rives. Dans les scopes des éclaireurs de la troisième compagnie, les bulbes miraculeusement épargnés de l'église du Christ Ressuscité sortirent progressivement de la fumée noire qui recouvrait la ville. Que faisaient tous ces civils rassemblés au pied du bâtiment criblé d'impacts?"

Theo Sturm.

Le rire d'un groupe de geishas tira Théo de ses pensées. Rassemblées autour de la piscine du yacht de Oda, elles faisaient l'attraction pour les mâles tatoués qui pullulaient dans les parages. Les Yaks étaient les pires des crapules qui lui avaient été données de fréquenter : lâches, fanfarons, attachés à un folklore désuet. Même les mafieux italiens avaient plus de classe... Il se demandait comment un peuple tellement engoncé dans ses préjugés et ses conventions sociales écrasantes avait pu accoucher de ce modèle martial incomparable qu'était le samouraï. Existait-il encore des samouraïs en ce XXIVème siècle finissant, sur cette Terre à l'agonie? Sa quête du noble guerrier honorable dans les rues de Néo-Tokyo s'était révélée jusque là vaine.

Oda revenait vers lui. Cette canaille sans âge préparait un mauvais coup, et ses multiples tergiversations ne faisaient que le confirmer. Mais Théo n'avait pas le choix. Les ailerons directeurs de Yéléna étaient voilés, et le compresseur e-tronic du propulseur dorsal arrivait en fin de vie. Trouver des pièces de rechange, ici au Japon, coûterait une fortune. Hors de question de prendre des pièces de rechange des fonderies de Kobe. Théo ne faisait confiance qu'aux lignes de production TRIAX. C'était peut-être la seule chose pour laquelle il faisait confiance à la Méga-corpo, tout bien réfléchi.

Hiroshima! Voilà où cette vipère de Oda voulait l'envoyer, lui et Yéléna. Hiroshima, dont l'évacuation tournait au désastre, les forces japonaises étant incapables de neutraliser ce Kaiju gigantesque sorti des eaux polluées de la baie. Mais avec les 20.000.000 yens que lui promettait le Yak, Théo serait remis à flot. Les images des dévastations de la ville martyr tournaient en boucle sur les projecteurs tri-vid. Celles de l'église de Zhandosovo vinrent s'incruster sur la rétine de Théo en surimpression.

Yéléna. Illustration de Kevin Long.

"Le neuro-chems que les docs du bataillon fourguaient en douce n'étaient pas assez puissant pour chasser le souvenir du carnage. Le visage de ce jeune père éventré, collé contre son blindage, lui revenait toutes les nuits où il ne s'endormait pas saoul. Il avait à peine vingt ans, embarqué dans une guerre qui n'avait de sainte que le nom. Un mort inutile de plus dans le sillage du saxon."

C'est peut-être parce qu'il lui rappelait les traits de ce jeune kamikaze que Théo avait eu pitié du hacker qui se faisait torturer dans les cuisines du 2ème pont. Chaque fois qu'il laissait s'exprimer ses sentiments ça lui jouait des tours : à présent il allait devoir se fader le môme jusque dans les ruines d'Hiroshima. Un jeune hacker grande gueule et maladroit. Wunderbar, on pouvait pas rêver meilleur support! Et l'organisation du Run : une mécanique parfaitement huilée! Pas de briefing de mission avant d'arriver sous le feu de la DCA, un agent de liaison qui fait dans son froc, une A-team signalée au dernier moment, et disparue il y a plusieurs heures. Un sujet Alpha à rechercher, sans trop savoir quelle tronche il a. Deux paumés recrutés au dernier moment pour couvrir son cul. Théo était aux anges... Alors qu'il effectuait les derniers réglages de Yéléna, il se fit la promesse de plus jamais se trouver dans une telle merde qui l'oblige à accepter des trucs pareils.

 

Zeami

Difficile de trouver sa place dans une mégapole quand on vient de l'Empire. Mais au moins, ici, je ne risque pas l’exécution sommaire pour délit de pensée. Non, ici on peut crever dans le caniveau parce qu'on a plus de quoi se nourrir, pris entre les feus de gangs rivaux, parce qu'on a bousculé intentionnellement le mauvais gars ou encore se faire trucider par un paumé qui en avait après les quelques yens qui te restaient en poches. Question de karma en somme...

Mais j'ai beau détester cette ville, ma spiritualité y est respectée, ou plutôt tout le monde s'en fout, ce qui souvent revient au même.

Dans l'Empire on n'a pas cette délicatesse. Le dogme shintoïste (comme l'association de ces deux mots peut me sembler totalement incohérente) doit être respecté, mort aux déviants. Comment peut-on rester prisonnier d'une pensée d'un autre temps alors que l'on prône l’harmonie avec une nature vivante et les esprits qui l'anime? La nature est vivante et donc par là même est en constante évolution. Il suffit de l'observer pour s'en rendre compte. Les esprits sont présent partout en elle, et l'anime. Et ils évoluent eux-aussi. La technologie prend place dans l'ordre des chose, et à ce titre elle doit être respectée. Les esprits n'y sont pas insensible, ils s'y intéressent. La machine elle aussi est esprit. Le problème évidemment, c'est quand la technologie prend l'ascendant sur la nature, comme ici, dans les mégapoles de la République. Il faut conserver un équilibre...

Enfin, ici, on me fout la paix. Mais comme il faut bien vivre, je fait des petits boulots de réparation. Je suis doué pour ça.

Zeami. Illustration de Takehiko Inoue.

Il m'arrive aussi de faire d'autres boulots, qui payent un peu mieux, pour des gens qui sont conscient de mes capacités (contrairement à ceux qui me demande juste de réparer leur téléviseur à écran matriciel 3D). Et justement, peu de temps après avoir appris aux infos l'attaque de Hiroshima par un gigantesque Kaijû, je suis appelé pour une mission soi-disant facile et peu dangereuse à ... Hiroshima... Le problème c'est que ça semble un peu trop bien payé pour une mission facile et peu dangereuse.

Je fait donc la rencontre de mes équipiers. Un gaijin pilote d'armure mecha, et un jeune hacker qui ne devrait pas se trouver embarqué dans ce genre d'aventure, sans doute endetté et surtout sacrifiable.

Et arrivé à Hiroshima, c'est là que ça se gâte... comme attendu...

Le kaijû qui ravage la ville n'en est pas un, c'est un kami... L'armée est en train de s'acharner sur un kami, et ça c'est vraiment pas bon signe.

Mais bon, on est pas là pour s'occuper de ça, on à une mission de récupération à mener. Une fois dans les bâtiments, le geek essaye de se connecter au réseau... et il se heurte à quelque chose qu'il n'a pas l'air de comprendre. C'est donc à moi d'entrer en scène. J’interroge un terminal, et découvre qu'il est en proie à une grande souffrance. Quelque chose le corrompt. Je pratique un exorcisme pour le libérer et le soulager. J'ai cette vision d'une jeune fille...

En fait tous le matériel électronique semble possédé par quelque chose, et le réseau aussi je pense. On continue notre route, suivant les infos glanée par Mister Network.

On décide de descendre en passant par un monte-charge, faut bien ça pour que Panzerman puisse nous suivre.

Et c'est là que ça commence vraiment à tourner mal...

Le monte-charge nous lâche, pas moyen de de le contrôler, il est bouffé par une saloperie. Panzerman entre en action, on s'accroche à lui et il saute hors du monte-charge pour s'accrocher aux câbles, nous évitant de nous écraser je ne sais combien de dizaines de mètres plus bas. Enfin, je parle surtout pour eux, parce que moi, je lâche prise et c'est la chute...

Heureusement que les câbles contiennent du métal, ça m'a permis de les modeler afin de me rattraper. Et heureusement que l'employeur à fournit cette combinaison de protection, sans ça j'aurai eu le bras arraché, mais heureusement peu de temps pour m'en inquiéter.

Vu comme ça, me retrouver pendu dans le vide par le bras, ce n'est peut-être pas si mal que ça. En fait ce qui m'inquiète surtout dans l'immédiat, c'est le boucan qui vient d'en haut...

Sôkô-no! Artiste inconnu.

Phonic est un Netrunner (une OCC qui n'existe pas dans le RIFTS officiel). Theo Sturm est un Pilote d'armure mecha (Rifts World Book 5: TRIAX & The NGR). Zeami est une sorte de Shugenja associé aux esprits des machines (une OCC qui n'existe pas dans le RIFTS officiel). Aya est... Vous le serez la prochaine fois!

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